Archive pour la catégorie ‘Information’

Grippe a h1n1 turquie

Au total, 161 personnes sont mortes en Turquie à partir du virus H1N1, selon un communiqué publié jeudi par le ministère turc de la Santé sur son site Web.

Le ministère de la Santé a également annoncé que 243 personnes ont été hospitalisées à cause du virus, 70 étaient en soins intensifs et 32 étaient en vie artificiellement.

Quatre-vingt-deux des personnes décédées en Turquie de la grippe A/H1N1 avaient des maladies chroniques.

Les autorités sanitaires ont réitéré que la meilleure façon de se protéger de la grippe A/H1N1 était de vaccination, ajoutant qu’un programme de vaccination de masse, les gens couvrant partir de 6 mois à 24 ans, était en cours.

Le ministère a également mis en garde les gens à maintenir une hygiène et de ne pas aller au travail ou à l’école si attrapé la grippe.

La Turquie a signalé le premier cas de grippe due au virus A/H1N1 Mai et le premier décès dû à la maladie le mois dernier.

Grippe porcine en Suisse : 1.5 millions de cas ? Des voyages risqués en Suisse ?

La saison touristique bat son plein. La grippe porcine aussi. Jusqu’à 1,5 million de personnes pourraient contracter la grippe porcine en Suisse. Mais les autorités et la branche du voyage craignent davantage les problèmes organisationnels que les conséquences sur la santé.

«Nous nous attendons à 5 fois plus de malades que lors d’une épidémie de grippe saisonnière normale en Suisse», affirme Jean-Louis Zürcher, de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). «Ce qui porterait le nombre de cas à 1,5 million.»

L’OFSP a pour mission de surveiller l’évolution de l’épidémie mondiale de grippe porcine et d’émettre des recommandations. Les cantons sont responsables de mettre en place des mesures concrètes.

Parmi les recommandations, la politique de vaccination figure en bonne place. Un vaccin, également valable pour la grippe hivernale, devrait être à disposition cet automne, selon Jean-Louis Zürcher. Mais d’ici là, le nouveau virus de la grippe porcine A (H1N1) va se propager de manière irrémédiable dans le monde entier.
Le chaos en pleine saison touristique?

Les voyageurs suisses n’entendent pour autant pas renoncer à leurs vacances d’été, même s’ils partent sans être vaccinés. En effet, les conséquences sur la santé d’une infection par le virus de la grippe porcine ne sont pas si différentes d’une grippe saisonnière normale.

Plus le nombre de patients et de régions contaminés par la grippe augmente, plus le risque d’entrer en contact avec le virus augmente à son tour. Ce risque est d’autant plus élevé alors que la saison touristique bat son plein en Europe. Les aéroports, les avions, les bus, les hôtels et les infrastructures de transport sont bondés. Beaucoup de personnes se côtoient dans une proximité propice à la contamination par les sécrétions buccales, nasales ou par le contact des mains.

En angleterre, un pays particulièrement touché par la pandémie de grippe porcine, les compagnies aériennes British Airways et Virgin ont été les premières à mettre en place des tests sur les passagers lors du Check-in. En cas de symptômes grippaux, les passagers sont interdits de vol.

Jean-Louis Zürcher, de l’OFSP, trouve ce genre de scanners inutile. Andrea Müller, porte-parole du voyagiste Kuoni, estime qu’on devrait décider dès l’arrivée à l’aéroport ce qu’on veut faire avec les personnes malades: «Le médecin de l’aéroport connaît les mesures de quarantaine existantes, non seulement à l’aéroport, mais parfois aussi dans les hôtels. Les malades de la grippe porcine ne doivent pas forcément être emmenés à l’hôpital.»

Contrairement à d’autres voyagistes qui amènent uniquement les Suisses en voyage à l’étranger, Kuoni fait venir beaucoup de groupes de touristes d’outre-mer en Suisse. «Chaque pays possède son plan anti-pandémie, de nombreux hôtels également. Les responsables locaux de Kuoni les connaissent, tout comme ils connaissent les médecins compétents», affirme Andrea Müller.

La majorité des cas de grippe porcine répertoriés en Suisse concerne des voyageurs de retour de l’étranger. Mais qu’en est-il durant cette période de vacances d’été où beaucoup de touristes étrangers visitent la Suisse et sont susceptibles d’être contaminés par le virus A(H1N1)?

«Ces hôtes doivent rester en Suisse jusqu’à ce qu’ils ne soient plus contagieux», affirme Véronique Kanel, porte-parole de Suisse Tourisme. Ils doivent par exemple être conduits à l’hôpital et y être maintenus en quarantaine. Véronique Kanel n’a pas encore connaissance de tels cas, mais elle n’exclut pas que des malades arrivent en Suisse d’ici la fin de la saison touristique estivale.

Les prestataires de services touristiques doivent moins se préparer à des conséquences graves pour la santé qu’à une recrudescence des cas. L’industrie du voyage connaît déjà ces scénarios de contamination massive, notamment lorsque des épidémies de salmonellose se déclarent sur des bateaux de croisière.

Ainsi, la compagnie maritime P&O Cruises fait remplir un questionnaire médical à ses invités avant qu’ils ne montent à bord. Selon Kuoni, la compagnie maritime qui organise la croisière est responsable de la bonne santé de ses passagers.
Remboursement possible

«Dans le pire des cas, tout le bateau sera mis en quarantaine. Les compagnies maritimes sont préparées à cette possibilité, car d’autres épidémies ont déjà nécessité de telles mesures». Le voyagiste Hotelplan n’a pas prévu de mesures spéciales.

«Si une personne arrive au Check-in visiblement fiévreuse mais ne le mentionne pas, elle sera néanmoins repérée et prise en charge par notre accompagnateur», selon la porte-parole Gaby Malacrida. Et d’affirmer: «Si quelqu’un tombe malade en vacances, il peut prolonger son séjour et se faire rembourser les surcoûts engendrés par son assurance de voyage».

C’est ce que confirme Andy Keller, porte-parole de l’assurance Elvia. «Les épidémies et les pandémies sont toujours exclus des assurances de voyage – sinon tous les assureurs feraient faillite.» Mais au Mexique, au début de l’épidémie de grippe porcine, Elvia a participé au remboursement de certains frais.

Andy Keller n’exclut donc pas des remboursements au cas par cas et selon le type d’assurance contracté. Mais Elvia n’a pas encore mis en place une politique d’indemnisation globale pour la pandémie de grippe porcine. Il est encore trop tôt pour cela

un acteur de la saga Harry Potter, touché par la grippe porcine en angleterre

L’acteur britannique Rupert Grint, interprète du personnage de Ron Weasley dans les films tirés de la saga Harry Potter, a raconté lundi ses craintes de mourir lorsqu’il a appris qu’il avait contracté la grippe porcine.

“J’ai eu vraiment très peur quand j’ai appris que j’avais la grippe porcine”, a raconté Rupert Grint lors d’une conférence de presse avec d’autres acteurs du sixième film de la série, qui sort à partir du 15 juillet dans le monde entier.

“Je me suis demandé +est-ce que je vais mourir+, mais en fait c’était comme une grippe normale”, a ajouté l’acteur, âgé de 20 ans. “J’ai eu mal à la gorge et je suis resté au lit pendant plusieurs jours.”

Rupert Grint s’exprimait à la veille de la première mondiale, mardi à Londres, de “Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé”, sixième film tiré de la saga au succès planétaire imaginée par la Britannique J.K. Rowling.

L’agent de Rupert Grint avait confirmé samedi dernier que l’acteur avait récemment contracté cette maladie hautement contagieuse, comme plus de 7.500 de ses compatriotes. Il avait été écarté pendant quelques jours du tournage du 7ème opus de la série, qui fera l’objet de deux films distincts.

En angleterre, l’un des pays les plus touchés au monde, les derniers chiffres disponibles font état de plus de 7.500 cas confirmés de grippe porcine, qui à ce jour ont fait cinq morts.

Le gouvernement avait prévenu la semaine dernière que si le rythme actuel de progression de l’épidémie se poursuivait, l’angleterre pourrait connaître 100.000 nouveaux cas quotidiens avant la fin du mois d’août.

500 cas de grippe porcine en une journée en Angleterre !

Plus de 500 nouveaux cas de personnes contaminées par la grippe porcine ont été confirmés vendredi en Angleterre, portant le nombre de total à 4.250 malades dans toute l’angleterre, selon les chiffres officiels.En Angleterre, 535 cas ont été décelés, auxquels s’ajoutent 111 cas confirmés jeudi en Ecosse, selon l’Agence de protection sanitaire (HPA).L’ensemble du pays franchit du même coup la barre des 4.000 personnes avec 4.250 cas confirmés aujourd’hui.

Cet emballement de l’épidémie en angleterre, l’un des pays les plus touchés au monde, pourrait encore s’accélérer à l’automne, selon le principal conseiller médical du gouvernement, qui s’attend à des dizaines de milliers de nouveaux cas chaque semaine.
Les autorités britanniques ont annoncé jeudi un changement de stratégie pour contrer l’épidémie face au nombre croissant de malades.

Désormais, les antigrippaux ne seront ainsi prescrits qu’aux personnes présentant des symptômes, et non plus à toutes les personnes entrées en contact avec un malade.
Un seul anglais, une femme, est pour l’instant décédé de la grippe porcine au Royaume-Uni. A l’échelle mondiale, le virus de la grippe porcine de la grippe porcine a contaminé 59.814 personnes dans 113 pays et territoires, faisant 263 morts, selon un nouveau bilan publié vendredi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Grippe porcine: 50% de la population française pourrait être contaminée

La moitié de la population française est susceptible d’être touchée par le virus de la grippe A/H1N1 en l’absence de vaccin, a estimé vendredi le professeur Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations (CTV) du Haut conseil de la santé publique (HCSP).

“On peut penser que 50% de la population va être touchée par la pandémie (…) Cela paraît une estimation importante, mais raisonnable”, a déclaré M. Floret lors d’une conférence de presse organisée par les industriels de la pharmacie sur le thème des vaccins.

Ce taux de 50% a été calculé en fonction du “taux de reproductivité” de l’agent infectieux inoculé dans une population saine, a-t-il expliqué.

Il a précisé que le taux de mortalité associé au virus de la grippe porcine était actuellement faible, de 0,4%, contre environ 0,2% pour celui de la grippe saisonnière. Mais “la virulence peut changer”, a-t-il souligné.

Interrogé sur la procédure d’autorisation de commercialisation d’un futur vaccin contre la grippe porcine, il a rappelé que celui-ci “sera évalué comme tous les autres vaccins, en fonction de sa balance bénéfices/risques, de son efficacité potentielle, de l’ampleur de la pandémie”.

Il sera aussi évalué en fonction “du moment” où il arrivera sur le marché: si 40% de la population sont alors déjà touchés, son utilité serait limitée, a expliqué M. Floret.

“Aucune décision n’est prise en la matière”, a-t-il souligné.

Pour un vaccin contre la grippe saisonnière classique, les études cliniques menées chaque année par un laboratoire concernent “de l’ordre d’une centaine” de personnes, a rappelé Emmanuel Hanon, responsable de GSK Biologicals, l’unité vaccins du groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline

Grippe porcine 17 juin angleterre et écosse

Les autorités britanniques se sont voulues rassurantes lundi au lendemain de l’annonce du premier décès en Angleterre - et en dehors du continent américain - d’une patiente atteinte de la grippe porcine, affirmant que le virus n’était pas en train de muter.

La patiente atteinte de la grippe porcine avait des problèmes de santé annexes, a précisé le gouvernement régional d’Ecosse où est survenu ce décès.

Jacqui Fleming, une femme de 38 ans, avait accouché il y a deux semaines, a précisé sa famille lundi. Elle est décédée au Royal Alexandra Hospital à Paisley (sud-ouest de l’Ecosse).

“Toute notre famille est absolument effondrée et nous faisons tout ce que nous pouvons pour soutenir les deux fils de Jacqueline et son compagnon”, a indiqué la famille dans un communiqué.

La patiente, qui était en soins intensifs, avait accouché trois mois avant terme mais l’enfant n’a pas été contaminé par la grippe porcine, selon les médias britanniques.

La ministre écossaise de la Santé, Nicola Sturgeon, a présenté ses condoléances à la famille lundi mais souligné qu’il n’y avait pas lieu de paniquer.

“Aussi tragique que soit ce décès, je voudrais souligner que la vaste majorité de ceux qui sont atteints du virus de la grippe porcine souffrent de symptômes relativement légers”, a-t-elle souligné.

Avec 1.261 cas confirmés dimanche, dont environ 500 en Ecosse, l’angleterre est le pays d’Europe le plus touché par le virus H1N1. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait officiellement décrété l’alerte pandémique jeudi dernier.

La hausse la plus importante du nombre de cas dans le pays est survenue samedi avec 172 cas confirmés en Ecosse et en Angleterre.

“Compte tenu du nombre de cas que l’on a vu, c’est vraiment quelque chose qui devait arriver tôt ou tard”, avait estimé Hugh Pennington, un bactériologiste de l’université d’Aberdeen.

“Cela ne veut pas dire que le virus devient plus dangereux. Tous les éléments à ce jour suggèrent que le virus ne mute pas du tout”, a-t-il ajouté.

“C’est un virus de la grippe, ce n’est pas différent d’un virus de la grippe ordinaire, donc si il y a beaucoup de cas, certaines personnes vont être hospitalisées et certaines vont mourir”, a-t-il observé.

Un porte-parole de l’agence de protection sanitaire (HPA) a souligné que “le risque pour la population en général demeurait bas”.

Nicola Sturgeon a expliqué le nombre important de contaminations en Ecosse par l’existence de trois importants foyers dans la province. Les autres foyers principaux sont à Londres et dans le centre-ouest de l’Angleterre.

L’OMS, qui a déclaré jeudi la première pandémie de grippe atypique du siècle, s’est évertuée à rassurer, assurant que le monde était “en position de force” face au virus A(H1N1).

Au Canada, un sixième décès des suites de la grippe A(H1N1) a été annoncé dimanche. La personne décédée souffrait également “d’une maladie chronique”.

En France, sept cas de grippe porcine ont été détectés chez des élèves d’un même collège du sud du pays, près de Toulouse, sans qu’il y ait eu apparemment contact avec des voyageurs revenant de zones touchées par la maladie.

Grippe porcine : multiplication “significative” des cas en Angleterre

Le ministre britannique de la santé Andy Burnham a souligné vendredi que le nombre des nouveaux cas de grippe porcine déclarés chaque jour avait connu des “hausses significatives” dans le pays, tout en affirmant que la situation était sous contrôle.

Le nombre des cas confirmés du virus potentiellement mortel a atteint 909 vendredi, après des augmentations quotidiennes de 50 à 100 cas ces derniers jours en Angleterre qui compte le plus grand nombre de cas en Europe, selon les chiffres de l’agence de protection sanitaire.

“Au cours des derniers jours, il y a eu des hausses significatives du nombre de nouveaux cas chaque jour dans certaines parties du Royaume-Uni, notamment en Ecosse”, a souligné Andy Burnham dans un communiqué lu à la chambre des Communes.

“Ces augmentations ne sont pas une surprise et sont conformes à ce que l’on sait d’autres cas similaires” de pandémie, a-t-il souligné.

“Mais il reste qu’à un certain moment, nous allons transférer (nos efforts) de la limitation de la propagation d’un virus localisé à l’atténuation des effets d’un virus plus largement répandu”, a-t-il expliqué.

“Les gens qui ont des symptômes similaires à celui d’une grippe ne doivent pas paniquer mais rester à la maison” et se mettre en contact avec les services de santé, a-t-il insisté.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché jeudi le niveau 6 d’alerte maximale face à la grippe porcine A(H1N1) désormais considérée comme une pandémie mondiale, la première du XXIe siècle.

Grippe porcine: point sur la situation le 14 Juin

Plusieurs pays se sont déclarés vendredi en mesure de faire face et ont appelé les populations à ne pas paniquer après le déclenchement par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) du niveau 6 d’alerte maximale face à la grippe porcine A(H1N1), désormais considérée comme une pandémie mondiale, la première du XXIe siècle.

Le gouvernement français a décidé de maintenir son niveau d’alerte pour l’épidémie de grippe porcine au niveau 5 A, après l’annonce jeudi par l’Organisation mondiale de la santé du niveau 6 de pandémie mondiale.

“Nous avons réuni un groupe d’experts qui ont unanimement confirmé que la situation n’impliquait pas le passage au niveau 6 ou 5 B”, a expliqué la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, lors d’un point presse vendredi à l’issue de la réunion de la cellule interministérielle de crise au ministère de l’Intérieur.

Le virus ne peut pas être arrêté”, a souligné la directrice de l’OMS Margaret Chan. “J’ai décidé de lever l’alerte pandémique de la phase 5 à la phase 6″, a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse au siège de l’organisation à Genève.

Le virus A(H1N1) de la grippe porcine a contaminé 28.774 personnes dans 74 pays et fait 144 morts dans sept pays, selon le bilan publié jeudi par l’OMS. L’organisation a prévenu les pays les plus affectés qu’ils devaient se préparer à “une deuxième vague d’infection”.

“Nous avons des preuves indiscutables que nous sommes aux premiers jours d’une pandémie globale du virus H1N1″, a-t-elle souligné en demandant une nouvelle fois aux pays de ne pas fermer leurs frontières.

Le virus, totalement nouveau, se transmet entre humains, a-t-elle fait valoir, soulignant toutefois que la pandémie était “modérée”. Auparavant, Mme Chan avait informé personnellement les ambassadeurs des Etats membres de son organisation. La directrice générale de l’OMS a appelé à la vigilance mais s’est voulue également rassurante.

“Le message important (…) c’est que nous sommes des pays différents, avec des situations différentes. Il n’y a pas une prescription unique” pour faire face à la pandémie, a commenté un diplomate égyptien.

La Croix-Rouge internationale a aussitôt appelé ses sociétés nationales à se mobiliser et demandé aux donateurs de répondre à ses appels de fonds.

Le virus de la grippe porcine “va circuler dans le monde entier pendant un à deux ans et contaminer des gens sur un mode pandémique”, a prévenu le numéro deux de l’OMS, le Dr Keiji Fukuda.

La situation en Australie est, semble-t-il, à l’origine de la décision du passage à l’alerte 6. Cinquième pays le plus touché au monde avec 1.307 cas, l’Australie a indiqué jeudi que quatre malades avaient été admis en soins intensifs.

Le Chili a vu le nombre de ses malades plus que tripler en deux jours, atteignant désormais 1.694 personnes.

Les autres pays où le plus grand nombre de cas ont été diagnostiqués sont les Etats-Unis (13.217 cas, 27 mortels), le Mexique (6.241 cas, 108 morts), le Canada (2.446 cas, 4 morts), l’angleterre (822 cas), le Japon (518) et l’Espagne (357).

L’OMS maintenait depuis le 29 avril le niveau d’alerte 5 signifiant que la pandémie était “imminente” mais depuis dix jours préparait activement le terrain à l’annonce de la pandémie.

Mercredi, l’OMS a convié les ministres de la Santé des huit pays les plus affectés à une téléconférence pour “voir s’ils (avaient) des preuves incontestables de transmission locale”.

Pour les experts, ces preuves existent déjà depuis un moment, mais l’OMS a décidé, sous la pression de ses membres, de prendre son temps pour éviter un mouvement de panique injustifié.

De fait, la mortalité du virus s’est révélée jusqu’à présent à peu près équivalente à celle de la grippe saisonnière (0,1%), en dehors du Mexique (0,4%), alors que celle de la grippe aviaire est de 60%.

Mais le virus peut “réserver des surprises”, a encore averti Mme Chan. Il pourrait muter et se combiner avec une souche plus virulente, ouvrant la voie à des scénarios beaucoup plus pessimistes, craint l’OMS.

C’est pourquoi Mme Chan a demandé aux laboratoires pharmaceutiques de “s’atteler rapidement” à la production de vaccin contre le virus A(H1N1) de la grippe porcine, “dès qu’ils terminent la production de vaccin contre la grippe saisonnière”.

Le chef de l’ONU Ban Ki-moon a invité la communauté internationale à faire preuve de sang-froid et de solidarité. L’élévation de l’alerte au niveau 6 “est une déclaration formelle sur l’expansion géographique de la maladie” et n’est pas en soi “une cause d’alarme” même si “nous devons être sur nos gardes”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

“Notre meilleure réponse est une démonstration ferme de solidarité”, a ajouté le secrétaire général, promettant de travailler avec les gouvernements et l’OMS pour que “la réponse soit aussi coordonnée et efficace que possible”.

La Maison Blanche a déclaré pour sa part que la décision de l’OMS ne devrait pas changer grand chose aux dispositions “énergiques” prises par les Etats-Unis. “Le président traite ceci comme une affaire très sérieuse depuis le début”, a dit un porte-parole.

Grippe porcine : Le niveau 6 d’alerte par l’OMS !

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a relevé son niveau d’alerte sur la grippe porcine au niveau maximal de 6, signifiant une pandémie, a annoncé jeudi le gouvernement suédois dans un communiqué.

La ministre suédoise de la Santé Maria Larsson doit donner une conférence de presse jeudi “à la suite de la décision de l’OMS de relever son niveau de pandémie à 6 pour la grippe A(H1N1)”, a annoncé le gouvernement dans un communiqué.

L’OMS réunissait jeudi son comité d’urgence sur la grippe porcine compte tenu de la propagation du virus A(H1N1) qui a fait près de 28.000 malades et 141 morts dans 74 pays touchés après son apparition au Mexique et aux Etats-Unis fin mars.

Pour prendre sa décision, l’organisation attendait d’avoir des preuves que le virus se propageait bien localement dans une région autre que le continent américain, critère géographique retenu pour déclencher la phase 6.

Il s’agit de la première pandémie déclarée depuis plus de 40 ans par l’organisation dont le siège est à Genève.

Grippe porcine: “vacciner tout le monde”, préconise l’Institut Pasteur

Le Professeur Sylvie van der Werf, directeur d’une unité de recherches à l’Institut Pasteur estime que toute la population devra être vaccinée contre le nouveau virus A/H1N1 dès que le vaccin, en cours de préparation, sera disponible, dans un entretien au Figaro à paraître jeudi.

“Nous sommes face à un virus nouveau. Nous sommes au bord de la phase 6 d’alerte pandémique de l’Organisation mondiale de la santé“, rappelle Mme van der Werf.

“Je n’imagine pas une seconde que la diffusion s’arrête et que ce nouveau virus de la grippe porcine disparaisse comme par enchantement”, estime cette spécialiste des virus à Pasteur, un des deux centres nationaux de référence pour la grippe.

“Nous allons être conduits à vacciner tout le monde, au Nord, comme au Sud, dans les pays riches comme dans ceux en voie de développement. Et mon avis est que le plus vite sera le mieux, compte tenu de l’évolution actuelle”, ajoute-t-elle.

“Mais il y a des délais incompressibles”, note-t-elle, pointant les essais cliniques nécessaires pour tout nouveau vaccin, “pour vérifier l’efficacité et l’absence d’effets secondaires”.

“On sait que les virus grippaux mutent en permanence. Et nous ne sommes pas à l’abri d’un changement qui augmenterait sa virulence et sa transmissibilité”, estime Mme van der Werf.

Les chercheurs sont en train de répertorier toutes les mutations “dangereuses” possibles, explique-t-elle. “Nous redoutons aussi des réassortiments génétiques entre ce virus et ceux de la grippe saisonnière, et notamment avec un autre H1N1 majoritairement résistant au Tamiflu“.

Le virus A(H1N1) de la grippe porcine continue de gagner du terrain: tous les continents sont désormais affectés par la grippe porcine qui a contaminé près de 20.000 personnes.

Mardi, le numéro deux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Keiji Fukuda a averti que le monde “se rapproche” d’une alerte pandémique maximum de grippe porcine A(H1N1) de niveau six.

L’épidémie de grippe porcine gagne le reste du monde : 3 juin

Le monde “se rapproche” d’une pandémie de grippe porcine, avertit l’OMS

Le monde “se rapproche” de sa première pandémie grippale du XXIe siècle, a averti mardi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en expliquant que le virus A(H1N1) commence à s’installer en dehors du continent américain.

De “premières propagations” du virus dans la population de pays situés en dehors du continent américain sont observées, a relevé le directeur général adjoint de l’OMS, qui a cité l’angleterre, le Japon, le Chili et l’Australie.

“Cependant, nous attendons toujours une activité réellement répandue (du virus de la grippe porcine) dans la population de ces pays”, a ajouté le Dr Keiji Fukuda. “Au niveau mondial, nous pensons que nous sommes en phase cinq (en vigueur depuis le 29 avril, signalant une pandémie “imminente”, ndlr), mais nous nous rapprochons de la phase six” d’alerte pandémique maximale, a commenté le Dr Fukuda.

Le virus A(H1N1) de la grippe porcine a contaminé 18.965 personnes dans 64 pays et a fait 117 morts, d’après le dernier bilan communiqué mardi par le Dr Fukuda.

Il est clair que le virus semble se propager au niveau international. Nous savons qu’un certain nombre de pays sont en phase de transition, avec un passage de cas liés à des voyages (dans des pays affectés) vers un établissement plus marqué (du virus) au sein de la population”, a expliqué le numéro 2 de l’OMS.

Sur les conseils d’experts internationaux consultés lundi, l’OMS a décidé de tenir compte du critère de “gravité” de la maladie pour le passage en phase pandémique maximale, a indiqué le Dr Fukuda.

La grippe porcine A(H1N1) est d’une gravité “modérée”, a-t-il estimé, en rejetant le terme de “bénin”.

Dans les plans élaborés par l‘OMS, le seul critère géographique de propagation d’un virus à des pays de plusieurs continents justifiait jusqu’ici le passage à une alerte de niveau six.

Au Mexique, foyer initial de l’épidémie, le bilan est passé mardi à 103 morts.

Un premier cas mortel a été confirmé au Chili, cinquième pays à enregistrer un décès provoqué par le virus, a annoncé mardi le ministre de la Santé. Dans ce pays, le plus touché en Amérique du sud, le virus A(H1N1) a été détecté chez 360 personnes dont quatre dans un état grave.

L’Egypte a annoncé mardi avoir enregistré son premier cas de grippe porcine, identifié chez une fillette venue des Etats-Unis, et qui constitue également le premier cas en Afrique.

En Europe, 13 nouveaux cas ont été confirmés mardi en Espagne dans trois écoles de la région de Madrid, dont un dans une crèche.

Premier pays européen officiellement contaminé, l’Espagne est, avec un total officiel de 178 cas confirmés lundi par l’OMS, le deuxième pays européen le plus touché derrière l’angleterre.

Dans ce pays, deux personnes contaminées, sans aucun lien avec d’autres cas connus de la maladie et qui n’ont pas voyagé en Amérique du Nord, ont été admises en soins intensifs dans un hôpital en Ecosse, où elles sont dans “un état critique”.

Sur l’ensemble de l’angleterre, 362 personnes sont contaminées, a précisé à Londres le ministère britannique de la Santé.

Avec bientôt 500 personnes contaminées, l’Australie est désormais le pays le plus touché de la région Asie-Pacifique, et le 4e au monde derrière les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, ont annoncé mardi les autorités sanitaires du pays.

Le Japon compte de son côté 370 cas recensés par l’OMS.

Chaque jour, de nouveaux patients sont signalés, notamment dans des pays de l’hémisphère sud, confirmant les craintes de l’OMS d’une diffusion rapide du virus mutant à la faveur de l’hiver austral, propice aux épidémies grippales.

Resté jusqu’à présent à peu près aussi meurtrier qu’une grippe saisonnière classique, le virus A(H1N1) pourrait se transformer en véritable fléau pour les populations plus vulnérables des pays pauvres de l’hémisphère sud, a mis en garde l’OMS.

Grippe porcine - bilan au 2 juin

Grippe porcine: 17.410 cas dans 62 pays, 115 morts

Le virus A(H1N1) de la grippe porcine a contaminé 17.410 personnes dans 62 pays et a fait 115 morts, selon le dernier bilan publié lundi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Depuis le précédent bilan de l’OMS, publié vendredi dernier, 1.900 nouveaux cas de grippe porcine, dont 16 morts supplémentaires, ont été officiellement répertoriés.

La majorité des nouveaux cas ont été recensés aux Etats-Unis: + 1.048 patients, dont 4 cas mortels supplémentaires.

Les autres plus fortes progressions de cas confirmés par l’OMS ont été observées au Mexique (+ 119 cas, dont 12 morts supplémentaires), au Canada (+ 218 cas) et en Australie (+ 150 cas).

Douze patients à Taïwan sont décomptés dans le total des cas, mais l’île –simple membre observateur à l’OMS– n’apparaît pas dans la liste établie par l’OMS qui, sinon, compterait 63 pays affectés.

Les Bahamas (1 cas), la Bolivie (3), Chypre (1), l’Estonie (1), la Hongrie (1), la Jamaïque (2), le Paraguay (5), le Venezuela (2) et le Vietnam (1) font leur entrée dans la liste des pays officiellement affectés par la maladie.

Voici les évolutions dans les dix pays les plus affectés depuis le précédent bilan publié par l’OMS:

Etats-Unis: 8.975 cas, 15 mortels (contre 7.927 cas, 11 mortels)

Mexique: 5.029 cas, 87 mortels (contre 4.910 cas, 85 mortels)

Canada: 1.336 cas, 2 mortels (contre 1.118 cas, 2 mortels)

Costa Rica 37 cas, un mortel (contre 33 cas, un mortel)

Japon: 370 cas (+ 6)

Australie: 297 (+ 150)

Chili 250 (+85)

Espagne: 178 (+ 35)

Angleterre: 229 (+ 26)

Panama: 107 (=)

Le précédent bilan de l’OMS faisait état de 15.510 personnes dans 53 pays, dont 99 morts. L’organisation procède à ses propres vérifications, ce qui explique le décalage entre ses statistiques et celles des pays.

L‘OMS a prévenu la semaine dernières que les statistiques deviennent “moins pertinentes” car certains des pays les plus touchés par l’épidémie de grippe porcine, dont les Etats-Unis, ont renoncé à comptabiliser la totalité des contaminations.

L’OMS tarde à annoncer la première pandémie du siècle : la grippe porcine

Le nouveau virus de la grippe porcine a dépassé la barre des 10.000 malades et 80 décès dans le monde, mais l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tarde à annoncer la première grande pandémie du siècle, cédant à la pression d’un certain nombre de ses membres.

De fait, tous les ingrédients semblent en place pour le déclenchement de la sixième et dernière phase d’alerte pandémique. Le nombre de cas diagnostiqués atteint désormais 10.243 personnes dans 41 pays.

De plus, cette dernière poussée du virus d’un type inédit A(H1N1) est particulièrement sensible au Japon où le nombre de malades répertoriés est passé à 210 personnes en quelques jours.

L’archipel du japon est devenu la deuxième région du monde la plus affectée après le continent américain, avec des cas de transmissions locales avérées.

Selon les critères de l’OMS, cette situation devrait conduire l’activation de la phase 6 annonçant une pandémie.

Mais l’organisation joue soudainement la prudence après avoir été particulièrement prompte à déclencher les précédentes phases.

Quelques jours à peine après l’annonce de l’existence d’un virus mêlant des origines porcines, aviaires et humaines au Mexique, elle était passée à la phase 4 signalant l’existence d’une transmission entre humains d’un virus d’origine animale.

Deux jours plus tard, le 29 avril, elle n’avait pas hésité à déclencher le niveau 5, préparant le monde à une pandémie “imminente”. Cette décision était basée sur la transmission avérée du virus dans deux pays d’une même région: les Etats-Unis et le Mexique.

Depuis, elle dit attendre l’apparition d’un nouveau foyer autonome dans une autre région du monde pour passer à son dernier niveau.

Sans cesse interrogée depuis lundi, la directrice générale de l’organisation Margaret Chan a fait comprendre que cette fois elle voulait prendre son temps.

“Nous sommes tous sous pression pour prendre des mesures urgentes”, a-t-elle expliqué devant les 193 membres de l’OMS réunis à Genève pour leur grande assemblée annuelle.

Mais “nous devons avertir les gens quand c’est nécessaire et les rassurer quand c’est nécessaire”, a-t-elle insisté.

Pour Antoine Flahaut, épidémiologiste et directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), “il y a bien tous les éléments pour passer à la phase d’alerte 6″.

“Mais l’OMS sent que les recommandations qui vont avec ne sont pas adaptées à la situation”, explique-t-il, citant notamment la réduction des transports aériens, le port massif de masque dont l’efficacité est loin d’être prouvée.

Les pays les plus développés, comme les Etats-Unis, le Canada, l’angleterre ou le Japon n’ont pas envie” qu’elle le fasse pour cette raison, ajoute-t-il.

S’embrouillant sur les causes du maintien de la phase 5, Mme Chan a fini par reconnaître qu’elle avait “écouté” l’appel de certains ministres de la Santé dont le britannique Alan Johnson.

“Je pense que vous avez besoin de plus de temps”, lui a-t-il signifié craignant que l’annonce de la pandémie provoque une panique parmi la population.

En pointillé, la critique porte surtout sur le système d’alerte de l’OMS qui, comme l’organisation ne cesse de le répéter, illustre uniquement la portée géographique de l’épidémie sans un mot de sa sévérité.

“Le plan pandémique de l’OMS a été construit sur un virus extrêmement virulent et un scénario reposant sur l’expérience de 1918 de la grippe espagnole”, explique encore Antoine Flahaut le jugeant peu “adapté à l’époque moderne”.

“L’implication de la phase 6 serait disproportionnée avec la situation actuelle”, insiste-t-il.

Grippe porcine: l’OMS annonce près de 1.000 nouveaux cas, bilan à 8.451

Le bilan de la grippe porcine établi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est alourdi samedi de près de mille cas supplémentaire par rapport à la veille pour atteindre désormais 8.451 personnes contaminées dans 36 pays.

Le nombre de personnes décédées à cause de la grippe porcine est passé pour sa part à 72 contre 65 vendredi.

Les bilans de l’OMS ne cessent de s’alourdir drastiquement depuis une semaine, les Etats-Unis portant le plus lourd fardeau suivi par le Mexique, foyer d’origine du nouveau virus A (H1N1).

L’Organisation dénombrait lundi 4.379 personnes contaminées dans 29 pays, un chiffre qui a franchi depuis presque quotidiennement le millier supérieur pour atteindre vendredi les 7.520 cas.

Deux nouveaux pays (Pérou et Equateur) sont apparus samedi sur la liste de l’OMS, dont les données souvent inférieures aux bilans communiqués par les pays concernés en raison des procédures de vérification effectuées par l’organisation après leurs annonces.

Le Japon a confirmé samedi l’apparition d’un premier foyer de grippe porcine dans l’ouest de l’archipel où un lycéen, qui n’a pas voyagé à l’étranger, a été testé positif au virus de la grippe porcine, a annoncé le gouvernement.

La grippe porcine s’étend au Mexique, mais perd de son intensité

L’alerte à la grippe porcine au Mexique s’étend maintenant à l’ensemble du pays, alors qu’elle se concentrait jusqu’alors dans la capitale et ses alentours, mais la tendance est à la “diminution” de virulence de l’épidémie, a affirmé lundi le ministre mexicain de la Santé.

La hausse du bilan, qui passe de 48 à 56 morts et 2.003 malades, tient à la progression des analyses, et le dernier décès “confirmé” remonte au 6 mai, a précisé le ministre, le Dr José Angel Cordova.

Le pic de l’épidémie a été atteint le 26 avril, et le virus touche majoritairement des malades “dans les 19 premières années de leur vie“, a poursuivi le ministre, précisant que trois étrangers, “deux Américains et un Ecossais”, figurent parmi les malades traités au Mexique.

Des cas ont été signalés dans 29 des 32 Etats du pays, mais il s’agit encore de cas “probables” de grippe porcine, non encore confirmés par les analyses, a-t-il souligné.

Six de ces Etats ont toutefois reporté d’une semaine, par précaution, la rentrée dans le primaire, effective lundi matin dans la capitale après deux semaines de fermeture des écoles.

L’Etat de Guerrero a décrété en outre la fermeture de tous les bars de nuit et discothèques dans ses stations touristiques, dont Acapulco, sur la côte du Pacifique.

L’Etat de Jalisco (ouest) avait déjà annoncé vendredi la fermeture de tous ses équipements publics, cafés, restaurants, stades et autres lieux de distractions, après la découverte de trois décès suspects.

A Mexico, les élèves du primaire sont revenus à l’école, mais ne sont entrés en classe qu’après une séance d’information sur la grippe porcine, et d’abord sur les mesures de prévention. Ils ont écouté ces recommandations, alignés dans la cour de récréation, a-t-on ainsi constaté dans une école du centre-ville.

La réouverture des écoles consacre la reprise totale des activités dans la capitale, où les restaurants sont désormais ouverts sans restriction. Mais les hôtels restent vides, ou presque.

La grippe porcine se soldera par une perte sèche de 2,3 milliards de dollars pour le Mexique, selon le ministre des Finances, Agustin Carstens. Elle interviendra pour 0,3% dans le recul de l’économie nationale, qu’il prévoit de 4,1% en 2009, “période de récession”, a-t-il déclaré.

La facture sera cruelle pour le tourisme, dans ce pays dont il constitue la troisième source de devises, avec 22 à 23 millions de visiteurs par an, derrière le pétrole et les envois d’argent par les travailleurs émigrés aux Etats-Unis.

Le Mexique a protesté officiellement contre les suspensions d’importations de ses produits, viande de porc en particulier, décidées par une quinzaine de pays.

Mexico a également dénoncé des mesures “vexatoires” contre ses ressortissants à l’étranger, en Chine notamment, et a annulé sa participation au Salon international de l’alimentation (Sial), du 19 au 21 mai à Shanghai.

Quatorze Mexicains sont actuellement en quarantaine en Chine, et un autre à Singapour, mais la majorité étaient informés de ce risque avant leur voyage, a précisé Mexico dimanche. Cent trente-six Mexicains avaient été rapatriés mercredi de Chine, où ils avaient été placés en isolement.

La Fédération mexicaine de football a annoncé le retrait de toutes ses équipes, y compris le onze national, des compétitions de la Confédération sud-américaine de football (Conmebol), protestant contre le refus de jouer au Mexique opposé par les adversaires de ses deux équipes encore qualifiées dans la Coupe latino-américaine Libertadores.

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