Archive pour la catégorie ‘état d'urgence’
Grippe a h1n1 turquie
Au total, 161 personnes sont mortes en Turquie à partir du virus H1N1, selon un communiqué publié jeudi par le ministère turc de la Santé sur son site Web.
Le ministère de la Santé a également annoncé que 243 personnes ont été hospitalisées à cause du virus, 70 étaient en soins intensifs et 32 étaient en vie artificiellement.
Quatre-vingt-deux des personnes décédées en Turquie de la grippe A/H1N1 avaient des maladies chroniques.
Les autorités sanitaires ont réitéré que la meilleure façon de se protéger de la grippe A/H1N1 était de vaccination, ajoutant qu’un programme de vaccination de masse, les gens couvrant partir de 6 mois à 24 ans, était en cours.
Le ministère a également mis en garde les gens à maintenir une hygiène et de ne pas aller au travail ou à l’école si attrapé la grippe.
La Turquie a signalé le premier cas de grippe due au virus A/H1N1 Mai et le premier décès dû à la maladie le mois dernier.
Grippe porcine Canada: 4 éme décés dans la province d’Alberta
Les autorités de la santé de l’Alberta ont annoncé jeudi qu’une quatrième personne est morte après avoir contracté la grippe A (H1N1) dans cette province du canada.
Un porte-parole a fait savoir que la victime est une femme du Nord de l’Alberta âgée de 20 à 40 ans qui souffrait déjà de problèmes de santé. Elle est morte dans un hôpital d’Edmonton.
En Alberta au Canada, les autorités ont recensé 25 nouveaux cas de la maladie respiratoire depuis mercredi, ce qui porte à 1505 le nombre de cas répertoriés dans la province. Environ 80 % d’entre eux proviennent des environs de Calgary et d’Edmonton.
Au pays, Santé Canada recense 55 morts au pays, soit 19 au Québec, 18 en Ontario, 7 au Manitoba, 4 en Saskatchewan, 2 en Colombie-Britannique et 1 au Nunavut.
Le médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, le Dr André Corriveau, a par ailleurs annoncé jeudi que la province travaillait à un programme d’immunisation contre le virus A (H1N1). Les détails de ce programme, qui sera offert cet automne, n’ont pas été révélés.
Le Dr Corriveau a également fait savoir que, pour la première fois, l’Alberta offrira un programme de vaccination gratuit contre la grippe saisonnière. Le virus immunisera les citoyens contre trois souches de l’influenza, mais pas contre la souche de la grippe A (H1N1).
Le Dr Corriveau et le ministre de la Santé, Ron Liepert, affirment tous deux que cette décision n’a pas de lien avec l’éclosion de cas de grippe A (H1N1). Le coût de ce programme d’immunisation est évalué à 8 millions de dollars pour le Canada.
Grippe porcine 17 juin angleterre et écosse
Les autorités britanniques se sont voulues rassurantes lundi au lendemain de l’annonce du premier décès en Angleterre - et en dehors du continent américain - d’une patiente atteinte de la grippe porcine, affirmant que le virus n’était pas en train de muter.
La patiente atteinte de la grippe porcine avait des problèmes de santé annexes, a précisé le gouvernement régional d’Ecosse où est survenu ce décès.
Jacqui Fleming, une femme de 38 ans, avait accouché il y a deux semaines, a précisé sa famille lundi. Elle est décédée au Royal Alexandra Hospital à Paisley (sud-ouest de l’Ecosse).
“Toute notre famille est absolument effondrée et nous faisons tout ce que nous pouvons pour soutenir les deux fils de Jacqueline et son compagnon”, a indiqué la famille dans un communiqué.
La patiente, qui était en soins intensifs, avait accouché trois mois avant terme mais l’enfant n’a pas été contaminé par la grippe porcine, selon les médias britanniques.
La ministre écossaise de la Santé, Nicola Sturgeon, a présenté ses condoléances à la famille lundi mais souligné qu’il n’y avait pas lieu de paniquer.
“Aussi tragique que soit ce décès, je voudrais souligner que la vaste majorité de ceux qui sont atteints du virus de la grippe porcine souffrent de symptômes relativement légers”, a-t-elle souligné.
Avec 1.261 cas confirmés dimanche, dont environ 500 en Ecosse, l’angleterre est le pays d’Europe le plus touché par le virus H1N1. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait officiellement décrété l’alerte pandémique jeudi dernier.
La hausse la plus importante du nombre de cas dans le pays est survenue samedi avec 172 cas confirmés en Ecosse et en Angleterre.
“Compte tenu du nombre de cas que l’on a vu, c’est vraiment quelque chose qui devait arriver tôt ou tard”, avait estimé Hugh Pennington, un bactériologiste de l’université d’Aberdeen.
“Cela ne veut pas dire que le virus devient plus dangereux. Tous les éléments à ce jour suggèrent que le virus ne mute pas du tout”, a-t-il ajouté.
“C’est un virus de la grippe, ce n’est pas différent d’un virus de la grippe ordinaire, donc si il y a beaucoup de cas, certaines personnes vont être hospitalisées et certaines vont mourir”, a-t-il observé.
Un porte-parole de l’agence de protection sanitaire (HPA) a souligné que “le risque pour la population en général demeurait bas”.
Nicola Sturgeon a expliqué le nombre important de contaminations en Ecosse par l’existence de trois importants foyers dans la province. Les autres foyers principaux sont à Londres et dans le centre-ouest de l’Angleterre.
L’OMS, qui a déclaré jeudi la première pandémie de grippe atypique du siècle, s’est évertuée à rassurer, assurant que le monde était “en position de force” face au virus A(H1N1).
Au Canada, un sixième décès des suites de la grippe A(H1N1) a été annoncé dimanche. La personne décédée souffrait également “d’une maladie chronique”.
En France, sept cas de grippe porcine ont été détectés chez des élèves d’un même collège du sud du pays, près de Toulouse, sans qu’il y ait eu apparemment contact avec des voyageurs revenant de zones touchées par la maladie.
Grippe porcine : Le niveau 6 d’alerte par l’OMS !
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a relevé son niveau d’alerte sur la grippe porcine au niveau maximal de 6, signifiant une pandémie, a annoncé jeudi le gouvernement suédois dans un communiqué.
La ministre suédoise de la Santé Maria Larsson doit donner une conférence de presse jeudi “à la suite de la décision de l’OMS de relever son niveau de pandémie à 6 pour la grippe A(H1N1)”, a annoncé le gouvernement dans un communiqué.
L’OMS réunissait jeudi son comité d’urgence sur la grippe porcine compte tenu de la propagation du virus A(H1N1) qui a fait près de 28.000 malades et 141 morts dans 74 pays touchés après son apparition au Mexique et aux Etats-Unis fin mars.
Pour prendre sa décision, l’organisation attendait d’avoir des preuves que le virus se propageait bien localement dans une région autre que le continent américain, critère géographique retenu pour déclencher la phase 6.
Il s’agit de la première pandémie déclarée depuis plus de 40 ans par l’organisation dont le siège est à Genève.
L’épidémie de grippe porcine gagne le reste du monde : 3 juin
Le monde “se rapproche” de sa première pandémie grippale du XXIe siècle, a averti mardi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en expliquant que le virus A(H1N1) commence à s’installer en dehors du continent américain.
De “premières propagations” du virus dans la population de pays situés en dehors du continent américain sont observées, a relevé le directeur général adjoint de l’OMS, qui a cité l’angleterre, le Japon, le Chili et l’Australie.
“Cependant, nous attendons toujours une activité réellement répandue (du virus de la grippe porcine) dans la population de ces pays”, a ajouté le Dr Keiji Fukuda. “Au niveau mondial, nous pensons que nous sommes en phase cinq (en vigueur depuis le 29 avril, signalant une pandémie “imminente”, ndlr), mais nous nous rapprochons de la phase six” d’alerte pandémique maximale, a commenté le Dr Fukuda.
Le virus A(H1N1) de la grippe porcine a contaminé 18.965 personnes dans 64 pays et a fait 117 morts, d’après le dernier bilan communiqué mardi par le Dr Fukuda.
“Il est clair que le virus semble se propager au niveau international. Nous savons qu’un certain nombre de pays sont en phase de transition, avec un passage de cas liés à des voyages (dans des pays affectés) vers un établissement plus marqué (du virus) au sein de la population”, a expliqué le numéro 2 de l’OMS.
Sur les conseils d’experts internationaux consultés lundi, l’OMS a décidé de tenir compte du critère de “gravité” de la maladie pour le passage en phase pandémique maximale, a indiqué le Dr Fukuda.
La grippe porcine A(H1N1) est d’une gravité “modérée”, a-t-il estimé, en rejetant le terme de “bénin”.
Dans les plans élaborés par l‘OMS, le seul critère géographique de propagation d’un virus à des pays de plusieurs continents justifiait jusqu’ici le passage à une alerte de niveau six.
Au Mexique, foyer initial de l’épidémie, le bilan est passé mardi à 103 morts.
Un premier cas mortel a été confirmé au Chili, cinquième pays à enregistrer un décès provoqué par le virus, a annoncé mardi le ministre de la Santé. Dans ce pays, le plus touché en Amérique du sud, le virus A(H1N1) a été détecté chez 360 personnes dont quatre dans un état grave.
L’Egypte a annoncé mardi avoir enregistré son premier cas de grippe porcine, identifié chez une fillette venue des Etats-Unis, et qui constitue également le premier cas en Afrique.
En Europe, 13 nouveaux cas ont été confirmés mardi en Espagne dans trois écoles de la région de Madrid, dont un dans une crèche.
Premier pays européen officiellement contaminé, l’Espagne est, avec un total officiel de 178 cas confirmés lundi par l’OMS, le deuxième pays européen le plus touché derrière l’angleterre.
Dans ce pays, deux personnes contaminées, sans aucun lien avec d’autres cas connus de la maladie et qui n’ont pas voyagé en Amérique du Nord, ont été admises en soins intensifs dans un hôpital en Ecosse, où elles sont dans “un état critique”.
Sur l’ensemble de l’angleterre, 362 personnes sont contaminées, a précisé à Londres le ministère britannique de la Santé.
Avec bientôt 500 personnes contaminées, l’Australie est désormais le pays le plus touché de la région Asie-Pacifique, et le 4e au monde derrière les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, ont annoncé mardi les autorités sanitaires du pays.
Le Japon compte de son côté 370 cas recensés par l’OMS.
Chaque jour, de nouveaux patients sont signalés, notamment dans des pays de l’hémisphère sud, confirmant les craintes de l’OMS d’une diffusion rapide du virus mutant à la faveur de l’hiver austral, propice aux épidémies grippales.
Resté jusqu’à présent à peu près aussi meurtrier qu’une grippe saisonnière classique, le virus A(H1N1) pourrait se transformer en véritable fléau pour les populations plus vulnérables des pays pauvres de l’hémisphère sud, a mis en garde l’OMS.
L’OMS tarde à annoncer la première pandémie du siècle : la grippe porcine
Le nouveau virus de la grippe porcine a dépassé la barre des 10.000 malades et 80 décès dans le monde, mais l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tarde à annoncer la première grande pandémie du siècle, cédant à la pression d’un certain nombre de ses membres.
De fait, tous les ingrédients semblent en place pour le déclenchement de la sixième et dernière phase d’alerte pandémique. Le nombre de cas diagnostiqués atteint désormais 10.243 personnes dans 41 pays.
De plus, cette dernière poussée du virus d’un type inédit A(H1N1) est particulièrement sensible au Japon où le nombre de malades répertoriés est passé à 210 personnes en quelques jours.
L’archipel du japon est devenu la deuxième région du monde la plus affectée après le continent américain, avec des cas de transmissions locales avérées.
Selon les critères de l’OMS, cette situation devrait conduire l’activation de la phase 6 annonçant une pandémie.
Mais l’organisation joue soudainement la prudence après avoir été particulièrement prompte à déclencher les précédentes phases.
Quelques jours à peine après l’annonce de l’existence d’un virus mêlant des origines porcines, aviaires et humaines au Mexique, elle était passée à la phase 4 signalant l’existence d’une transmission entre humains d’un virus d’origine animale.
Deux jours plus tard, le 29 avril, elle n’avait pas hésité à déclencher le niveau 5, préparant le monde à une pandémie “imminente”. Cette décision était basée sur la transmission avérée du virus dans deux pays d’une même région: les Etats-Unis et le Mexique.
Depuis, elle dit attendre l’apparition d’un nouveau foyer autonome dans une autre région du monde pour passer à son dernier niveau.
Sans cesse interrogée depuis lundi, la directrice générale de l’organisation Margaret Chan a fait comprendre que cette fois elle voulait prendre son temps.
“Nous sommes tous sous pression pour prendre des mesures urgentes”, a-t-elle expliqué devant les 193 membres de l’OMS réunis à Genève pour leur grande assemblée annuelle.
Mais “nous devons avertir les gens quand c’est nécessaire et les rassurer quand c’est nécessaire”, a-t-elle insisté.
Pour Antoine Flahaut, épidémiologiste et directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), “il y a bien tous les éléments pour passer à la phase d’alerte 6″.
“Mais l’OMS sent que les recommandations qui vont avec ne sont pas adaptées à la situation”, explique-t-il, citant notamment la réduction des transports aériens, le port massif de masque dont l’efficacité est loin d’être prouvée.
“Les pays les plus développés, comme les Etats-Unis, le Canada, l’angleterre ou le Japon n’ont pas envie” qu’elle le fasse pour cette raison, ajoute-t-il.
S’embrouillant sur les causes du maintien de la phase 5, Mme Chan a fini par reconnaître qu’elle avait “écouté” l’appel de certains ministres de la Santé dont le britannique Alan Johnson.
“Je pense que vous avez besoin de plus de temps”, lui a-t-il signifié craignant que l’annonce de la pandémie provoque une panique parmi la population.
En pointillé, la critique porte surtout sur le système d’alerte de l’OMS qui, comme l’organisation ne cesse de le répéter, illustre uniquement la portée géographique de l’épidémie sans un mot de sa sévérité.
“Le plan pandémique de l’OMS a été construit sur un virus extrêmement virulent et un scénario reposant sur l’expérience de 1918 de la grippe espagnole”, explique encore Antoine Flahaut le jugeant peu “adapté à l’époque moderne”.
“L’implication de la phase 6 serait disproportionnée avec la situation actuelle”, insiste-t-il.
ALERTE d’épidémie de grippe porcine de NIVEAU 5
Selon le Dr Schuchat, les autorités sanitaires américaines réagissent comme si le niveau d’alerte mondiale sur la grippe porcine était au maximum. Mercredi, l’Organisation mondiale de la Santé OMS a relevé le niveau à 5 sur une échelle de 6.
Actuellement, l’OMS a déclaré un niveau d’alerte pandémique à la phase 5 ce qui veut dire que tous les pays doivent sans tarder activer des plans de préparation pour faire face à la pandémie.
Surveillance renforcée, dépistage, traitements précoces sont à l’ordre du jour ainsi que la lutte contre l’infection dans tous les établissements hospitaliers. En France, tous les hôpitaux sont en alerte, les pharmacies ne délivrent du TAMIFLU et du RELENZA que sur ordonnance et les stocks de médicaments sont protégés par l’armée. La phase 5 est déclenchée quand on a constaté la propagation d’un virus d’homme à homme, dans au moins deux pays d’une région. Il s’agit donc d’un signal fort qui veut dire que la pandémie est imminente et qu’il faut se dépêcher pour organiser les soins, diffuser et mettre en œuvre les mesures d’atténuation de la maladie.
Les producteurs sont priés de produire davantage de médicaments. Actuellement, les ministres européens se penchent sur les mesures d’urgence à prendre pour coordonner les efforts au plan européen. Roselyne Bachelot a appelé à une suspension des vols vers le Mexique. Actuellement aussi, l’Institut Pasteur commence à être débordé par des demandes de tests. Il déplore de n’avoir pas encore reçu de souches du virus H1N1 mis en cause pour mettre au point un test de dépistage spécifique. Pour l’instant, aucun cas n’est avéré de grippe porcine en France mais certains patients sont sous surveillance comme celui d’une petite fille parisienne tombée malade après un séjour au Mexique. Elle est hospitalisée et ses camarades de classes étaient séparés des autres enfants dans la cour ce matin.
La phase 6 représente la vraie phase de pandémie. On note alors des flambées du virus dans au moins un pays d’une autre région de l’OMS ajoutées aux critères de la phase 5. Si cette déclaration avait lieu, et il y a tout lieu de le supposer, l’OMS indiquerait alors ainsi que la pandémie mondiale est en cours. Les états devront donc prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter que l’épidémie de grippe porcine ne se propage davantage (interdiction des réunions dans des lieux publics, fermeture des écoles, des théâtres, des musées, des métros, des transports en commun, des aéroports, etc.).
Et si l’origine de l’épidémie de grippe porcine était une erreur humaine ?
« Le Mexique a fermé les écoles, les musées et les bars, et annulé des centaines de manifestations publiques dans sa tentaculaire capitale de 20 millions d’habitants pour tenter de prévenir de nouvelles infections », relatait Reuters. Ce qui n’empêche pas le président Felipe Calderon de dire que la situation est sous contrôle, tout en demandant un crédit de 200 millions de dollars à la Banque Mondiale pour acheter du Tamiflu. Mais de quelle sorte de contrôle parle le président Mexicain ? De celui de l’OMS, qui recevra directement cet argent pour sortir quelques millions de boites de Tamiflu stocké en Suisse ? L’OMS conserve en effet 5125 millions de boites de ce médicament. Il faut bien qu’elles servent à quelque chose avant la date de péremption…
A propos de médicaments, de l’OMS et de multinationales pharmaceutiques, rappelons qu’il y a un mois, la presse canadienne nous apprenait que, lors d’une expérimentation sur des vaccins, le virus de la grippe H3N2 avait été contaminé par le virus H5N1 de la grippe aviaire, entrainant le risque de produire un virus hybride qui pourrait se transmettre à l’homme. Cette manipulation avait été faite dans les laboratoires Baxter en Autriche. Ce produit contaminé avait ensuite été envoyé à des sous-traitants en Slovénie, en Allemagne et en République Tchèque, qui a découvert l’anomalie après avoir fait une injection sur des furets, qui en seraient morts.
La compagnie Baxter avait ensuite confirmé que son vaccin expérimental avait été accidentellement contaminé par le virus H5N1 de la grippe aviaire.
Cependant, ce n’est pas la première fois qu’une multinationale pharmaceutique distribue des vaccins contaminés par un virus mortel. En 1985, une filiale américaine du groupe allemand Bayer avait exporté des traitements coagulants infectés par le VIH, comme le relate cet article du Monde du 26 mai 2003. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres que nous présenterons cette semaine sur Mecanopolis. Car, n’en doutons pas, ce virus porcin va nous tenir en haleine quelques temps.
L’idée d’une erreur de laboratoire est accréditée par le Dr. John Carlo, directeur du Medical Dallas Center, qui s’interroge dans une vidéo mise en ligne sur ce site : « Comment cette souche de la grippe porcine, qui n’a jamais été vue nulle part dans le monde, pourrait survenir tout d’un coup ? Seul un laboratoire peut transformer si rapidement un virus », dit M. Carlo.
Traitements grippes porcine : 4 mois avant un premier vaccin
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle à se préparer à une pandémie “imminente” de grippe porcine. Une maladie contre laquelle l’homme ne dispose pas encore de vaccin.
Il existe en fait déjà un vaccin, mais pour les porcs.
Pour l’homme, la production d’un vaccin est possible, mais demande du temps - environ 4 mois.
En attendant, le Tamiflu, médicament à base d’oseltamivir, un antiviral anti-grippal, semble efficace pour ce virus. Selon les autorités américaines, le virus A/H1N1 est également sensible à un autre antiviral qui s’inhale, le Relenza (zanamivir).
Le vaccin contre la grippe saisonnière humaine ne protège pas contre la grippe porcine.
Selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies, il n’y aura pas de vaccin avant septembre.
Le président Barack Obama a requis des fonds d’urgence de 1,5 milliard de dollars au Congrès. “Ces fonds garantiront que nous avons un stock suffisant de vaccins”, a-t-il expliqué mercredi.
Selon l’OMS, quatre laboratoires dans le monde sont à des “stades différents” de travail sur une souche virale pouvant servir de précurseur du vaccin contre la grippe porcine.
Parmi eux, le groupe pharmaceutique suisse Roche est prêt à augmenter ses capacités de production du médicament anti-grippal Tamiflu.
Son homologue Novartis se tient prêt à développer un vaccin contre la maladie.
Cependant, la souche de virus grippal est imprévisible car elle est capable de muter rapidement. Le même virus pourrait donc disparaitre, puis revenir avec une plus grande virulence à l’automne.
Informations sur la grippe porcine en Angleterre : Jusqu’à 40% de la population britannique pourrait être contaminée
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a assuré mardi que le Royaume-Uni ferait “tout ce qui est nécessaire” pour juguler l’épidémie de grippe porcine, après la confirmation de deux premiers cas et la découverte de dizaines de cas suspects dans le pays.
Les autorités prendront “toutes les mesures nécessaires” pour éviter une propagation du virus, a déclaré M. Brown au cours d’une conférence de presse à Varsovie, où il était en visite.
“Nous nous sommes préparés pour ce type de scénario depuis de nombreuses années. La Grande-Bretagne se place parmi les pays les mieux préparés dans le monde”, avait assuré M. Brown à Varsovie, tandis que le Foreign office a déconseillé aux Britanniques tout voyage non indispensable au Mexique.
“La grippe porcine est un problème international à présent, elle a traversé deux continents, elle doit être traitée avec des accords internationaux”, a ajouté Gordon Brown.
L’état de santé du couple d’Ecossais hospitalisés dimanche soir, et qui sont les premiers cas confirmés de grippe porcine en Grande-Bretagne, s’améliore, a indiqué la ministre écossaise de la Santé, Nicola Sturgeon.
Neuf autres personnes, parmi les 22 qui avaient été en contact avec les deux malades, ont développé de “légers symptômes”, qui n’ont pas encore été confirmés comme des cas de grippe porcine, selon la ministre écossaise.
Quatorze autres cas suspects ont été répertoriés en Ecosse.
Au Pays de Galles, huit cas étaient considérés comme suspects, selon le gouvernement local, qui n’a pas voulu donner plus de précisions.
En Angleterre, des tests ont été pratiqués sur trois personnes qui se sont présentées d’elles-mêmes dans deux hôpitaux différents de Londres avec des symptômes grippaux.
Jusqu’à 40% de la population britannique pourrait être contaminée, a estimé Neil Ferguson, professeur à l’Imperial College de Londres et membre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
“Nous pourrions nous attendre à ce que jusqu’à 30%-40% de la population soit malade dans les six prochains mois si cela devient réellement une pandémie”, a-t-il déclaré.
En Irlande, les tests se sont révélés négatifs pour quatre cas suspects, tandis que les résultats d’analyses de deux autres malades sont encore attendus.
Le voyagiste britannique Thomas Cook a annulé l’ensemble de ses voyages vers Cancun jusqu’au 5 mai, tandis que ses concurrents Thomson et First Choice ont annoncé mardi soir qu’ils renonçaient à l’ensemble de leurs vols vers Cancun et Cozumel jusqu’au 8 mai.
L’OMS reléve officillement sont niveau d’alerte sur l’épidémie de grippe porcine
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé lundi soir un relèvement de son niveau d’alerte concernant la grippe porcine, de 3 à 4.
Cette mesure, qui était attendue, avait été auparavant annoncée par le ministère mexicain de la Santé. La phase 4 du niveau d’alerte signifie une transmission soutenue du virus d’humain à humain, dans au moins un pays. Cela signifie une augmentation significative du risque de pandémie, sans que celle-ci soit cependant inévitable.
Le niveau maximal d’alerte, la phase 6, intervient si de nombreux foyers d’infections se déclarent dans au moins deux régions du monde. Une pandémie est alors en cours, mais cette phase 6 n’a pas été atteinte.
L’OMS, qui dispose d’une échelle d’alerte de six niveaux, a confirmé des cas de grippe porcine au Mexique, aux Etats-Unis, au Canada et en Espagne. Seul le Mexique a fait état de cas mortels. Voir notre article: http://epidemie-grippe-porcine.fr/alerte-epidemie-de-l-oms-niveau3/31
500.000 cercueils étanches prets à l’emploi aux Etats-unis ?
Selon Alex Jones, animateur de radio, cinéaste, fondateur du site Infowars.com et connu pour mettre en avant les faiblesses du pouvoir en place aux Etats-Unis à mis en ligne en aout dernier cette vidéo. Il y commente sa découverte : un gigantesque champ de cercueils seraient stockés en Géorgie - USA, un Etat où réside notamment l’US Army Environmental Command (USAEC) et le Borden Institute, qui dirige le programme Biological Warfare.
Comment expliquer la présence de ces 500.000 cercueils étanches en plastique ? Alex Jones suspectait les Etats-Unis d’anticiper l’imminence d’une pandémie d’ampleur sur le territoire des Etats-Unis.