Archive pour la catégorie ‘Depistage’

Résistance au Tamiflu chez les patients grippe a H1N1

Les experts de la grippe A de l’Organisation mondiale de la Santé affirme que deux groupes de résistance au Tamiflu chez les patients H1N1 probablement ne signalent pas un changement de sensibilité du virus à ce médicament essentiel.

Dr Keiji Fukuda dit que les patients concernés étaient immunodéprimés, soit en raison de leurs problèmes de santé ou les traitements qu’ils reçoivent pour leurs maladies.

Fukuda et affirme qu’il a été vu avant cette résistance peut se développer chez les patients immunodéprimés étant donné le Tamiflu pour les aider à combattre le virus pandémique.

Pourtant, il dit qu’il est important de veiller à assurer que les virus de la résistance qui se font jour et parfois même la propagation parmi les patients comme ceux-ci ne continuent pas à transmettre à la population en général.

Fukuda a dit à ce jour, il y a eu environ 75 cas de “Tamiflu-résistances” de virus H1N1 identifiés dans le monde puisque le virus de la grippe porcine apparu plus tôt dans l’année.

Grippe porcine angleterre: pret de 100.000 nouveau cas cette semaine

Cent mille personnes ont été contaminées par le virus A(H1N1) de la grippe porcine la semaine dernière en Angleterre, soit environ deux fois plus qu’une semaine auparavant, et 63 d’entre elles sont en soins intensifs dans des hôpitaux, ont indiqué jeudi les autorités sanitaires.

Le chiffre de 100.000 personnes, qui n’est qu’une estimation, représente un quasi-doublement par rapport au nombre de nouveaux cas enregistrés la semaine précédente (55.000).

840 personnes souffrant de la grippe porcine sont hospitalisées, dont 63 en soins intensifs, a précisé le ministère de la Santé. Ces chiffres ne valent que pour l’Angleterre, les autres régions britanniques devant publier de leur côté leurs propres données.

Selon le dernier bilan pour l’Angleterre 31 personnes ayant contracté le virus de la grippe porcine étaient décédées mercredi.

Le principal conseiller médical du gouvernement, Liam Donaldson, a reconnu que l’augmentation du nombre de personnes contaminées était “important” mais il a souligné que la plupart des malades présentaient des symptômes légers.

Ces nouveaux chiffres ont été rendus publics le jour où les autorités sanitaires anglaises ont annoncé la mise en place, inédite au monde selon le Premier ministre Gordon Brown, d’une ligne téléphonique et d’un service sur internet qui permettront aux malades de se procurer du Tamiflu sans consulter leur médecin.

En composant le numéro d’un centre d’appel, ou en répondant à un questionnaire sur un site internet, les malades pourront recevoir un diagnostic. S’il détermine une contamination à la grippe A(H1N1), le patient recevra un coupon qui permettra à quelqu’un qu’il aura désigné d’aller retirer l’antiviral Tamiflu.

En fin d’après-midi, le site a été consulté en moyenne 2.600 fois par seconde, ce qui correspond à plus de 9 millions de connexion en une heure, selon une porte-parole du ministère de la Santé.

Le service n’est disponible qu’en Angleterre, les autres régions, autonomes en matière de santé, n’en ayant pas ressenti le besoin.

Les cas les plus à risques, comme les femmes enceintes, les personnes ayant déjà des problèmes de santé ou les très jeunes enfants, continueront cependant à avoir besoin d’une consultation chez leur médecin.

Le service est destiné à alléger la pression accrue sur le NHS (National Health Service, service de santé publique britannique) et en particulier les médecins généralistes.

Les autorités sanitaires s’attendent à recevoir plus de 200.000 appels par jour.

De leur côté, deux influents archevêques de l’Eglise anglicane ont recommandé jeudi la suspension de l’usage du calice lors de la communion afin de limiter la propagation de la grippe A(H1N1).

Un évêque britannique avait déjà conseillé aux églises de ne plus mettre d’eau bénite dans les bénitiers, dans le même but.

ALERTE d’épidémie de grippe porcine de NIVEAU 5

Selon le Dr Schuchat, les autorités sanitaires américaines réagissent comme si le niveau d’alerte mondiale sur la grippe porcine était au maximum. Mercredi, l’Organisation mondiale de la Santé OMS a relevé le niveau à 5 sur une échelle de 6.

Actuellement, l’OMS a déclaré un niveau d’alerte pandémique à la phase 5 ce qui veut dire que tous les pays doivent sans tarder activer des plans de préparation pour faire face à la pandémie.

Surveillance renforcée, dépistage, traitements précoces sont à l’ordre du jour ainsi que la lutte contre l’infection dans tous les établissements hospitaliers. En France, tous les hôpitaux sont en alerte, les pharmacies ne délivrent du TAMIFLU et du RELENZA que sur ordonnance et les stocks de médicaments sont protégés par l’armée. La phase 5 est déclenchée quand on a constaté la propagation d’un virus d’homme à homme, dans au moins deux pays d’une région. Il s’agit donc d’un signal fort qui veut dire que la pandémie est imminente et qu’il faut se dépêcher pour organiser les soins, diffuser et mettre en œuvre les mesures d’atténuation de la maladie.

Les producteurs sont priés de produire davantage de médicaments. Actuellement, les ministres européens se penchent sur les mesures d’urgence à prendre pour coordonner les efforts au plan européen. Roselyne Bachelot a appelé à une suspension des vols vers le Mexique. Actuellement aussi, l’Institut Pasteur commence à être débordé par des demandes de tests. Il déplore de n’avoir pas encore reçu de souches du virus H1N1 mis en cause pour mettre au point un test de dépistage spécifique. Pour l’instant, aucun cas n’est avéré de grippe porcine en France mais certains patients sont sous surveillance comme celui d’une petite fille parisienne tombée malade après un séjour au Mexique. Elle est hospitalisée et ses camarades de classes étaient séparés des autres enfants dans la cour ce matin.

La phase 6 représente la vraie phase de pandémie. On note alors des flambées du virus dans au moins un pays d’une autre région de l’OMS ajoutées aux critères de la phase 5. Si cette déclaration avait lieu, et il y a tout lieu de le supposer, l’OMS indiquerait alors ainsi que la pandémie mondiale est en cours. Les états devront donc prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter que l’épidémie de grippe porcine ne se propage davantage (interdiction des réunions dans des lieux publics, fermeture des écoles, des théâtres, des musées, des métros, des transports en commun, des aéroports, etc.).

Et si l’origine de l’épidémie de grippe porcine était une erreur humaine ?

« Le Mexique a fermé les écoles, les musées et les bars, et annulé des centaines de manifestations publiques dans sa tentaculaire capitale de 20 millions d’habitants pour tenter de prévenir de nouvelles infections », relatait Reuters. Ce qui n’empêche pas le président Felipe Calderon de dire que la situation est sous contrôle, tout en demandant un crédit de 200 millions de dollars à la Banque Mondiale pour acheter du Tamiflu. Mais de quelle sorte de contrôle parle le président Mexicain ? De celui de l’OMS, qui recevra directement cet argent pour sortir quelques millions de boites de Tamiflu stocké en Suisse ? L’OMS conserve en effet 5125 millions de boites de ce médicament. Il faut bien qu’elles servent à quelque chose avant la date de péremption…

A propos de médicaments, de l’OMS et de multinationales pharmaceutiques, rappelons qu’il y a un mois, la presse canadienne nous apprenait que, lors d’une expérimentation sur des vaccins, le virus de la grippe H3N2 avait été contaminé par le virus H5N1 de la grippe aviaire, entrainant le risque de produire un virus hybride qui pourrait se transmettre à l’homme. Cette manipulation avait été faite dans les laboratoires Baxter en Autriche. Ce produit contaminé avait ensuite été envoyé à des sous-traitants en Slovénie, en Allemagne et en République Tchèque, qui a découvert l’anomalie après avoir fait une injection sur des furets, qui en seraient morts.

La compagnie Baxter avait ensuite confirmé que son vaccin expérimental avait été accidentellement contaminé par le virus H5N1 de la grippe aviaire.

Cependant, ce n’est pas la première fois qu’une multinationale pharmaceutique distribue des vaccins contaminés par un virus mortel. En 1985, une filiale américaine du groupe allemand Bayer avait exporté des traitements coagulants infectés par le VIH, comme le relate cet article du Monde du 26 mai 2003. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres que nous présenterons cette semaine sur Mecanopolis. Car, n’en doutons pas, ce virus porcin va nous tenir en haleine quelques temps.

L’idée d’une erreur de laboratoire est accréditée par le Dr. John Carlo, directeur du Medical Dallas Center, qui s’interroge dans une vidéo mise en ligne sur ce site : « Comment cette souche de la grippe porcine, qui n’a jamais été vue nulle part dans le monde, pourrait survenir tout d’un coup ? Seul un laboratoire peut transformer si rapidement un virus », dit M. Carlo.

Traitements grippes porcine : 4 mois avant un premier vaccin

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle à se préparer à une pandémie “imminente” de grippe porcine. Une maladie contre laquelle l’homme ne dispose pas encore de vaccin.

Il existe en fait déjà un vaccin, mais pour les porcs.
Pour l’homme, la production d’un vaccin est possible, mais demande du temps - environ 4 mois.
En attendant, le Tamiflu, médicament à base d’oseltamivir, un antiviral anti-grippal, semble efficace pour ce virus. Selon les autorités américaines, le virus A/H1N1 est également sensible à un autre antiviral qui s’inhale, le Relenza (zanamivir).
Le vaccin contre la grippe saisonnière humaine ne protège pas contre la grippe porcine.

Selon les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies, il n’y aura pas de vaccin avant septembre.
Le président Barack Obama a requis des fonds d’urgence de 1,5 milliard de dollars au Congrès. “Ces fonds garantiront que nous avons un stock suffisant de vaccins”, a-t-il expliqué mercredi.
Selon l’OMS, quatre laboratoires dans le monde sont à des “stades différents” de travail sur une souche virale pouvant servir de précurseur du vaccin contre la grippe porcine.
Parmi eux, le groupe pharmaceutique suisse Roche est prêt à augmenter ses capacités de production du médicament anti-grippal Tamiflu.
Son homologue Novartis se tient prêt à développer un vaccin contre la maladie.

Cependant, la souche de virus grippal est imprévisible car elle est capable de muter rapidement. Le même virus pourrait donc disparaitre, puis revenir avec une plus grande virulence à l’automne.

Informations sur la grippe porcine en Angleterre : Jusqu’à 40% de la population britannique pourrait être contaminée

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a assuré mardi que le Royaume-Uni ferait “tout ce qui est nécessaire” pour juguler l’épidémie de grippe porcine, après la confirmation de deux premiers cas et la découverte de dizaines de cas suspects dans le pays.

Les autorités prendront “toutes les mesures nécessaires” pour éviter une propagation du virus, a déclaré M. Brown au cours d’une conférence de presse à Varsovie, où il était en visite.

“Nous nous sommes préparés pour ce type de scénario depuis de nombreuses années. La Grande-Bretagne se place parmi les pays les mieux préparés dans le monde”, avait assuré M. Brown à Varsovie, tandis que le Foreign office a déconseillé aux Britanniques tout voyage non indispensable au Mexique.

“La grippe porcine est un problème international à présent, elle a traversé deux continents, elle doit être traitée avec des accords internationaux”, a ajouté Gordon Brown.

L’état de santé du couple d’Ecossais hospitalisés dimanche soir, et qui sont les premiers cas confirmés de grippe porcine en Grande-Bretagne, s’améliore, a indiqué la ministre écossaise de la Santé, Nicola Sturgeon.

Neuf autres personnes, parmi les 22 qui avaient été en contact avec les deux malades, ont développé de “légers symptômes”, qui n’ont pas encore été confirmés comme des cas de grippe porcine, selon la ministre écossaise.

Quatorze autres cas suspects ont été répertoriés en Ecosse.

Au Pays de Galles, huit cas étaient considérés comme suspects, selon le gouvernement local, qui n’a pas voulu donner plus de précisions.

En Angleterre, des tests ont été pratiqués sur trois personnes qui se sont présentées d’elles-mêmes dans deux hôpitaux différents de Londres avec des symptômes grippaux.

Jusqu’à 40% de la population britannique pourrait être contaminée, a estimé Neil Ferguson, professeur à l’Imperial College de Londres et membre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

“Nous pourrions nous attendre à ce que jusqu’à 30%-40% de la population soit malade dans les six prochains mois si cela devient réellement une pandémie”, a-t-il déclaré.

En Irlande, les tests se sont révélés négatifs pour quatre cas suspects, tandis que les résultats d’analyses de deux autres malades sont encore attendus.

Le voyagiste britannique Thomas Cook a annulé l’ensemble de ses voyages vers Cancun jusqu’au 5 mai, tandis que ses concurrents Thomson et First Choice ont annoncé mardi soir qu’ils renonçaient à l’ensemble de leurs vols vers Cancun et Cozumel jusqu’au 8 mai.

Dépistage de la grippe porcine avec des portiques themiques

Les systèmes de portiques et de caméras thermiques installés ces derniers jours dans les aéroports de plusieurs pays pour détecter les éventuels cas de grippe porcine sont-ils efficaces ? « Non », selon des chercheurs français. La fiabilité des installations seraient en cause.

Le Japon, la Thaïlande, l’Indonésie, Hong-Kong,… l’Asie a largement opté pour les portiques et caméras thermiques pour déceler les personnes fiévreuses, et donc susceptibles d’être atteintes de la grippe porcine. Mais pourquoi de tels systèmes n’existent-ils pas en France ? Selon Didier Houssin, directeur de la Santé, c’est tout simplement parce qu’ils sont inefficaces.

Pour expliquer ce choix, il s’appuie sur une étude menée par une équipe de chercheurs français de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Cette dernière, dirigée par le Dr Pierre Hausfater, sous l’autorité du Pr Bruno Riou, révèle un manque flagrant de fiabilité : la valeur prédictive des installations est en effet de 99 % quand le résultat est négatif, et de seulement 10 % quand celui-ci est positif.

Autrement dit, sur 100 personnes détectées non fiévreuses par la caméra, 99 n’ont effectivement pas de température, mais sur 100 personnes détectées malades, seulement 10 le sont véritablement (étude conduite sur 2026 patients admis aux urgences, publiée dans la revue américaine Emerging infectious diseases en août dernier).

Des paramètres supplémentaires échappent à la caméra

 Déjà plus de 100 morts au Mexique, où le virus A/H1N1 est apparu il y a maintenant trois jours. Une présence avérée aux Etats-Unis et au Canada. Et un fait inquiétant : la grippe porcine se transmet d’homme à homme. Résultat : les autorités sanitaires mondiales déclenchent l’alerte.

« Cela signifie qu’il y a beaucoup de faux positifs, ce n’est pas efficace », a déclaré à l’AFP le Dr Hausfater, spécialiste de médecine interne aux urgences du CHU. « Qu’est-ce qu’on fait de tous ces patients positifs détectés, dans un aéroport ou dans un hôpital ? ». Pour lui, la prise en charge serait inutilement lourde, « pour des patients qui finalement n’ont rien. Dans le cadre d’un dépistage de masse, ça pose d’énormes problèmes d’organisation ».

Et ce n’est pas tout : « La fièvre n’est pas un phénomène constant dans la maladie infectieuse ». De plus, « des patients ont pu prendre des médicaments antipyrétiques (qui font tomber la fièvre, ndlr) ». Sans compter qu’ « une réaction hypothermique plutôt qu’hyperthermique peut intervenir dans le processus infectieux », et qu’une caméra infrarouge peut être « influencée de façon marquée par l’âge du patient et son environnement ».

Ce type de dépistage « est plus fait pour rassurer les autorités », conclut le Dr Hausfater.

 

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